Jules Michelet parle des pilotes…

Vaisseau

…Elle vient, cette aimable et souveraine Gironde,
s’offrir à son époux gigantesque, le vieil Océan.
Mais nulle part il n’est plus dur, plus rébarbatif…
Elle tombe tout droit dans l’Océan Illimité.
Le plus souvent, il la rembarre, il la jette à droite, à gauche…
Maintenant, imaginez des hommes assez hardis
pour se jeter, au grand débat, entre ces époux,
pour aller, dans une barque, affrontant les coups qu’ils se portent,
chercher le vaisseau timide qui attend à l’embouchure et n’ose s’aventurer.
C’est la vie de mes pilotes, modeste, mais si glorieuse
– quand on saura la raconter.

« La Mer » 1861, écrit en partie à Saint-Georges-de-Didonne

 
Canotiers

Photo C. Mossant

 

Textes et photos extraits du livre
« Gloire aux pilotes de l’embouchure de la Gironde »
B. Mounier aux Éditions Bonne Anse